Chez Wollux à Mouscron c’est le poste 'chauffage' qui consomme le plus d’énergie. En tant que PME, Wollux démontre qu'une bonne gestion d'énergie démarre par quelques mesures simples.

Les baches PVC sur votre festival favorit, 19 000 fanions de supporters pour AA Gent, tous les parasols de Red Bull pour le monde entier, banderoles pour courses cyclistes, bannières et coussins pour la finale de la Coupe Davis, … quel que soit le matérial publicitaire, Wollux le fabrique. L’entreprise imprime des textiles et du PVC pour une très large gamme d’applications. Est-elle énergivore ?

« Oui, relativement », insiste Fabrice Maelfait, chief operating officer. « Nous proposons des solutions en sérigraphie comme en impression numérique. Pour ces deux techniques, nous disposons d’un parc de machines moderne et entièrement équipé. Outre l’impression proprement dite, nos toiles doivent aussi être séchées, passées à la vapeur et lavées à haute température. Le chauffage est le poste qui consomme le plus d’énergie. En effet, nous avons une chaudière à vapeur qui demande beaucoup de gaz naturel. »

« L’utilisation rationnelle de l’énergie ? Nous la pratiquons, bien sûr. Mais avec du bon sens. Nous sommes une PME active dans un environnement concurrentiel, et nous ne pouvons pas nous permettre des investissements très onéreux dont le temps de retour est important. Parfois, on peut atteindre le but à l’aide de mesures simples. Ainsi, un planning de production bien pensé nous permet d’employer nos machines de manière plus éco-énergétique, par exemple en évitant certains temps de mise en route, ce qui économise de l’énergie, du temps et des coûts. »

Convention énergétique

Fabrice Maelfait : « Tout comme en Flandre, les entreprises wallonnes peuvent contracter des conventions énergétiques 2020. Pour cela, l’entreprise introduit un plan prévoyant des mesures de réduction de sa consommation énergétique d’ici 2020. Notre account manager chez ENGIE Electrabel a ainsi fait effectuer une étude chez nous par ENGIE Lab. Elle a permis de dresser un bilan de notre consommation énergétique, avec un ensemble d’interventions à temps de retour de 5 ans maximum afin de réduire notre utilisation de gaz et d’électricité, par exemple par la récupération de chaleur. Si notre dossier est approuvé, nous pouvons compter sur des subsides importants. »

Économies grâce à l’énergie solaire

L’énergie renouvelable est un autre centre d’intérêt pour Wollux. Cédric Peeters, account manager : « Wollux dispose d’un hall de production de 6 000 m² ayant une belle superficie de toiture. Un collègue, expert chez Cofely Solar Technics, a calculé la rentabilité d’un investissement en panneaux solaires. Pour produire 250 MWh d’électricité solaire, il faut une superficie de toit de 4 000 m². Une installation solaire peut couvrir 16% de notre consommation, soit une économie annuelle de 30 000 euros. »

La cogénération, est-ce intéressant ?

« Peter Aerts, expert chez Cofely Services, a étudié s’il serait avantageux de produire une partie de la vapeur à l’aide d’une installation de cogénération. Le procédé est intéressant parce qu’il combine la production d’électricité et de vapeur, que nous utilisons dans notre processus de production pour laver le textile à haute température. Toutefois, il est apparu que la demande de chaleur n’était pas assez constante tout au long de l’année, et qu’elle était trop éparpillée dans le processus de production. Notre activité est saisonnière : nous avons un pic de production de février à juillet, suivi d’un creux de novembre à janvier. La cogénération n’est rentable qu’à partir d’une demande de chaleur de 5 000 heures par an. »

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