Les différents indices des prix de l’électricité en Belgique reflettent en permanence les fluctuations des prix du marché. Mais quels sont les facteurs qui déterminent ces prix ? Examinons le coût de production de l’électricité.

Les coûts marginaux

Le prix de l’électricité dépend du coût marginal d’une centrale, c’est-à-dire du coût de production d’une unité supplémentaire (combustible, frais opérationnels et d’entretien), indépendamment des frais fixes (amortissements, coûts fixes d’entretien et d’exploitation, etc). À l’exception de la biomasse, les énergies renouvelables n’utilisent pas de combustible, ce qui reviendrait à dire que leur coût marginal se compose uniquement de frais opérationnels et  d’entretien. Dans le cas d’autres technologies, le prix de l’électricité est principalement déterminé par le coût du combustible (charbon, mazout ou gaz), éventuellement augmenté du coût des droits d’émission (notamment les émissions de CO2).

Le merit order

Le précédent graphique illustre parfaitement à quel point le coût de l’électricité est tributaire de la technologie utilisée pour la produire.

Ce prix unitaire, exprimé en euros par mégawattheure produit, est classé du moins élevé au plus élevé et constitue le merit order’, que l’on peut qualifier de courbe d’offre d’électricité. Chaque colonne du graphique correspond à une technologie donnée. La hauteur de la colonne représente le coût, alors que la largeur équivaut à la capacité disponible. Comme vous pouvez le constater, les centrales hydroélectriques et nucléaires, ainsi que les éoliennes, produisent de l’électricité plutôt bon marché, alors que celle produite par les centrales au gaz et au fioul est plus onéreuse.

Nos besoins et notre consommation électriques sont extrêmement variables et évoluent selon l’axe vertical du graphique. Lorsque les besoins sont élevés (par exemple, tôt le matin quand les gens se lèvent et que les processus industriels se mettent en marche), la courbe de la demande se déplace vers la droite du graphique, de off-peak demand vers peak demand (c’est-à-dire des heures creuses vers les heures de pointes). Si, en revanche, la demande diminue (par exemple, pendant la nuit), la courbe se déplace à nouveau vers la gauche.

Afin de répercuter correctement ces fluctuations, nous avons besoin de centrales flexibles à capacité modulable. Les centrales au gaz constituent un exemple probant de ce qui précède. Afin de couvrir la demande, le marché va éplucher le merit order et privilégier les centrales les plus économiques. Les centrales vont être maintenues en production jusqu’à ce que la demande soit comblée et que le réseau électrique ait atteint un équilibre.

Lorsque la demande diminue (par exemple, après 22 heures), le marché va inverser le mouvement : les centrales les plus chères sont désactivées jusqu’à ce que le surcroît d’offre soit épongé et que l’équilibre entre l’offre et la demande soit restauré. Les conséquences du mode de fonctionnement du merit order sont loin d’être anodines. Parmi celles-ci, signalons le fait que la centrale la plus chère, destinée à combler la demande du marché à un moment précis, est déterminante pour le prix de l’électricité.

Cette centrale possède en effet le coût marginal le plus élevé, lequel définit le prix du marché.

Différents facteurs influencent le prix du marché de l’électricité : circonstances macro-économiques, décisions politiques, conditions atmosphériques, disponibilité des centrales, etc. Si vous souhaitez en savoir plus sur la manière dont est fixé le prix de l’électricité en Belgique, en comprendre l’évolution et tirer le meilleur profit de la fluctuation des coûts, téléchargez l’e-book que nous avons consacré au prix de l’électricité.

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