L’année 2016 a été marquée par des bouleversements tels que le Brexit au Royaume-Uni et l’élection de Donald Trump aux États-Unis. Le marché de l’énergie n’a pas échappé aux tumultes. Que lui réserve 2017 ?

Le 23 juin dernier, le Brexit a affaibli la livre sterling face à l’euro, avant un rebond de la monnaie anglaise. En novembre, Donald Trump a été élu à la Maison-Blanche; les marchés financiers ont d’abord réagi négativement, avant de repartir, anticipant un effet positif, pour l’économie, de la nouvelle administration.

Jusqu’au printemps 2016, la menace déflationniste s’est montrée forte, puis elle a reflué dès l’été en raison des meilleures performances économiques affichées par les États-Unis, l’Europe et de grands pays émergents comme la Chine. Une évolution soutenue par le net rebond des prix du pétrole.

Pétrole: des creux et des troubles

Du pétrole, justement, on se souvient des creux historiques du début de 2016, le baril atteignant un point bas à 27 dollars en janvier. En cause: une croissance décevante de la demande mondiale, mais surtout une surproduction opérée par des pays producteurs désirant préserver leurs parts de marché. Avec, à la clé, des stocks à un niveau record.

En réaction, les pays producteurs, membres ou non de l’OPEP, ont décidé de s’accorder sur une baisse de la production afin de soutenir leurs prix. L’accord en ce sens, trouvé dès septembre, n’a été formellement signé que le 30 novembre par les membres de l’OPEP, mais s’est accompagné d’un engagement de certains pays non membres à réduire eux aussi leur production.

Parallèlement, des feux de forêt de grande envergure ont touché des sites de production dans l’Alberta (Canada) et plusieurs oléoducs ont été la cible d’attentats terroristes au Nigeria.

Gaz: des prix tirés vers le bas

Au début de 2016, les prix du gaz naturel ont été poussés à la baisse par plusieurs facteurs comme la diminution des prix du pétrole et des températures douces limitant la consommation. L’approvisionnement russe et norvégien s’est révélé robuste. On notera néanmoins une diminution de la production aux Pays-Bas.

À la fin de l’année, la demande de gaz a sensiblement augmenté, essentiellement chez les producteurs d’électricité. Au vu des problèmes de disponibilité du parc nucléaire français, plusieurs unités de production au gaz naturel ont ainsi été remises en service.

Électricité: le yo-yo des prix en Europe

Du côté de l’électricité, 2016 avait démarré sous des auspices favorables, avec des unités nucléaires belges à nouveau disponibles et une production française au beau fixe. Puis, à partir d’avril, plusieurs annonces politiques en France ont exercé une première pression haussière sur les prix.

Après l’été, on a assisté à un véritable envol du marchéde l’électricité, avec en toile de fond les inquiétudes grandissantes quant à la disponibilité du parc de production nucléaire d’EDF.

La situation s’est améliorée fin novembre et, aidé aussi par des conditions météorologiques favorables à l’éolien, le mouvement s’est temporairement inversé. En décembre, cependant, la tendance est repartie à la hausse dans la foulée des prix élevés du charbon et du gaz.

Qu’attendre de 2017 sur le marché de l’énergie?

Il est difficile de prévoir l’impact de l’administration Trump sur la politique énergétique tant américaine que mondiale. Sur le marché du pétrole proprement dit, l’élément-clé début 2017 est l’entrée en vigueur de l’accord sur les limitations de production. La Libye, le Nigeria et les États-Unis, qui ne font pas partie de l’accord, disposent néanmoins d’un potentiel de production haussier important: ils pourront, à terme, compenser entièrement ou partiellement la baisse de la production mondiale engendrée par l’accord de l’OPEP.

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