Pour se fournir en chocolat, Leonidas suit de près le marché boursier et achète quand le prix lui semble bon. Le chocolatier procède de la même manière pour l’achat de son électricité chez ENGIE Electrabel.

Lorsqu’on produit 6 500 tonnes de pralines par an, il faut beaucoup de chocolat. De bonne qualité. Son chocolat, Leonidas l’achète sur le marché boursier. Soit le spot (fourniture dans le mois), soit à terme (trois mois à deux ans). C’est Fabienne Doem, directrice des achats, qui se charge de trouver du chocolat de qualité à bon prix.

« Il faut savoir qu’il existe trois Bourses, explique-t-elle. Les fèves africaines dépendent d’une Bourse à Londres, les américaines d’une Bourse à New York et les asiatiques d’une Bourse à Tokyo. Evidemment, je ne les achète pas toutes. Chaque jour, nous recevons le prix d’ouverture de la fève exprimé en livre sterling par tonne. En fonction de ce prix, des besoins et du contexte, je décide ou non d’acheter et pour quelle période. Le marché du chocolat est guidé par les récoltes. Elles ont lieu toute l’année mais on distingue la principale d’octobre à mai et la secondaire de juin à septembre. Evidemment, qui dit récolte dit aussi influence du climat. Et comme tous les producteurs sont situés sous l’Equateur, un phénomène climatique comme El Nina a un gros impact. Enfin, depuis quelques années, les choses sont compliquées car le marché est aux mains de spéculateurs. Les prix se maintiennent à un niveau élevé et cela ne semble pas vouloir s’arrêter. Pour les céréales, le phénomène a duré huit ans ! Face à tout cela, choisir le bon moment d’acheter s’avère donc crucial. »

 L’électricité aussi

Si pour le gaz Leonidas dispose d’un prix fixe sur un ou deux ans suivant le marché, la société achète son électricité sur base d’un contrat « clic ». En fait, comme pour son chocolat.

« ENGIE Electrabel nous connaît bien, justifie Fabienne Doem. Notre fournisseur d’électricité sait que je suis coutumière du marché boursier pour mes matières premières et il m’a permis de faire de même pour l’électricité. Je suis donc le marché tous les jours et je clique quand j’estime que c’est le bon moment d’acheter. Je travaille sur le marché à terme par trimestre. Acheter sur le marché boursier me rassure. J’aime ce côté spéculatif. Mais j’ai aussi cette volonté de lisser les achats dans le temps. En fin de compte, le prix final de mon électricité est lié aux clics effectués et à une formule qui tient compte de notre pointe quart horaire. »

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