Air'NG est une plate-forme informatique qui gère une série de tâches dans les aéroports (traçage et suivi des bagages, monitoring des systèmes de tri…). Imaginée par ENGIE Fabricom en 2018, elle est prête aujourd’hui à s'attaquer à d'au

Pour la plupart d’entre nous, prendre l’avion est un acte simple. Or, une série de tâches sont nécessaires pour nous amener à bon port. Comme celles qu’assure depuis 25 ans ENGIE Fabricom. Ses équipes gèrent, entre autres, le balisage des pistes, la maintenance des passerelles d’embarquement, les systèmes de tri des valises…

Pour le tri des bagages, l’informatisation a permis de digérer la multiplication des vols, des destinations et des correspondances ces dernières décennies. Aujourd’hui, une nouvelle étape est franchie grâce au Cloud. «Beaucoup d’aéroports ne souhaitent plus garder une infrastructure informatique lourde au sein de leurs bâtiments, soulignent Peter Gheysels et Stéphane Corteel, respectivement Sales Manager et Software Development Manager chez ENGIE Fabricom Infra Airport Systems. Pour rencontrer leurs demandes, nous avons développé Air’NG, une plate-forme hébergée sur des serveurs situés dans des data centers.»

Des débuts dans les îles grecques

Air’NG a été lancée en 2018. Elle a vite connu une première concrétisation. «Fraport, la société qui gère l’aéroport de Francfort, avait décroché en 2015 la concession pour opérer 14 aéroports dans les îles grecques (Corfou, Kos, Rhodes…), expliquent les deux responsables. Dans le cadre de leur modernisation, elle cherchait une solution pour assurer le traçage et le suivi des bagages des passagers. Pas question de multiplier des systèmes dans chacun des aéroports. Elle voulait une infrastructure unique. Air’NG répondait parfaitement à ce cahier des charges.»

Concrètement, les bagagistes grecs scannent aujourd’hui les étiquettes codes-barres des valises à l’aide de petits terminaux portables (330 actuellement, 430 à terme). Les données sont alors envoyées via Wi-FI ou 4G et aboutissent dans un data center (et dans deux autres, en sauvegarde). Là, elles sont ingérées par Air’NG sur laquelle tourne une application spécifique, également développée par ENGIE Fabricom. Résultat ? Les aéroports grecs peuvent suivre en temps réel les valises, de l’enregistrement jusqu’au débarquement. Et satisfaire ainsi à un règlement de l’IATA, l’association internationale du transport aérien.

Des bagages à l’alimentation électrique des avions

À l’aéroport de Bruxelles, une plate-forme Air’NG supervise les 25 «screening lines», ces lignes modernes de contrôle des bagages à main, installées dans le Connector qui relie le hall central à la jetée A. Chacune de ces lignes, installées par Fabricom, est capable de traiter 450 bagages à l’heure. Air’NG recueille toutes les données des inspections, les traite et les présente sous forme de tableaux de bord interactifs et de rapports. De cette manière, l’aéroport peut vérifier si les lignes de screening et l’opérateur de sécurité, G4S respectent les exigences d’efficacité qui leur ont été fixées.

À Paris-Charles De Gaulle, c’est ENGIE Cofely Airport & Logistics Services qui se sert d’Air’NG pour vérifier ses propres niveaux de performance. Cette division assure la maintenance des passerelles ou encore l’alimentation électrique des avions. Ici encore, les données liées à ces activités sont envoyées à une Air’NG qui les traite et en tire des indicateurs, faciles à lire. Les rapports recensent les problèmes rencontrés, les réparations, les temps d’arrêt nécessaires… Des prédictions peuvent même être émises pour éviter les pannes avant qu’elles ne surviennent.

Enfin, une plate-forme Air’NG avec une autre application est exploitée par ENGIE Fabricom elle-même pour une mission annexe mais plus large. À savoir : la surveillance des systèmes de tri des bagages que la division assure dans 48 aéroports de par le monde. Ici, toutes les données sont centralisées à Bruxelles, où travaille une équipe «support» 24h/24, 7j/7.

Et pourquoi pas pour le management en général ?

Mais Air’NG n’est pas seulement utile dans le domaine aéroportuaire. « C’est une plateforme sur laquelle on peut faire tourner beaucoup d’applications, assure Peter Gheysels. Par exemple, elle a aussi été utilisée pour aider un autre département de Fabricom à répondre à un appel d’offre de la Région Wallonne pour la modernisation de l’éclairage du réseau routier. Dans ce cadre, Air’NG a été utilisée pour centraliser les informations au sujet de l’ensemble des poteaux d’éclairage et des cabines électriques qui les alimentent. La visualisation interactive sur une carte a permis de valider les données disponibles avant d’utiliser celles-ci pour la rédaction de l’offre. ENGIE Canada l’emploie également pour proposer des indicateurs et des tableaux de bord à son management, notamment.»

Bien sûr, d’autres plateformes du même genre existent sur le marché. «Mais Air’NG s’en distingue, affirme Stéphane Corteel. Les briques de base sur lesquelles elle a été construite sont des modules informatiques disponibles en Open Source. L’intérêt d’agir de la sorte ? «La facilité d’utilisation, conclut le Software Development Manager. La plupart des informaticiens connaissent ces modules. Ils n’ont donc pas à suivre une longue formation avant de pouvoir utiliser Air’NG et d’écrire des applications pour elle.»

www.engie-fabricom.com

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